63. parler le chinois pour un missionnaire québécois




Dans les années 1980 , j'ai commencé à prendre en notes les passages que je trouvais significatifs dans les livres de philosophie que je lisais. J'ai par la suite fait de même pour les ouvrages concernant la Chine. Encore aujourd'hui j'ai gardé cette habitude de prises de notes lors de mes lectures ce qui fait avec toutes ces années j'ai une accumulation de plus d'une vingtaine de cahiers. J'espère que plus tard  mes descendants seront intéressés par le contenu de ces cahiers. Du livre (voir blogue 62) de Jacques Langlais Les Jésuites du Québec en Chine j'avais pris en note ce qui  suit soit  un commentaire d'une jésuite québécois missionnaire en Chine en 1931  le père Dubé qui soulignait:Pour des gens comme nous ,parler chinois,c'est comme conduire un attelage à quatre bêtes;il faut surveiller la tournure de la phrase, son, le ton et le sens.Attelage à quatre bêtes et voiture à trois étages, car il y a  a le haut étage distingué, le moyen étage moins distingué et le langage populaire qui n'est pas dénoué de distinction. Pour ma part, j'en suis encore, après trois ans en Chine à dégringoler d'un étage à l'autre sans trop m'en apercevoir (p.107-108). 

Pour ma part, j'en suis toujours avec l'attelage d'une seule bête celle de pouvoir utiliser  le bon TON.

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