96. l'IA me résume ce que Liu de mémoire m'avait raconté
Un étudiant chinois en musique à l'Université de Montréal m'avait donné les coordonnées d'une amie étudiante à Beijing. Je lui ai donc téléphoné et pris rendez-vous chez elle à l'appartement familial. À mon arrivée liu (nom fictif) et sa mère semblaient étonnées en me voyant. Elles rencontraient un homme plus âgé qu'elles s'étaient probablement imaginées. Néanmoins j'ai pu converser longuement surtout avec la jeune fille alors que la mère devait s'absenter. C'est très loin tout cela (1999) j'ai donc fait un effort de mémoire pour relever les principaux points de nos échanges. J'ai alors demandé à ChatGPT de m'en faire un résumé sous forme de dialogue. En voici le résultat; que je trouve ressemblant:...
Tu sais, quand je te regarde — ton portable, ta musique, tes vêtements — j’ai
l’impression que les jeunes se ressemblent partout dans le monde. Vous êtes les
enfants d’un même système, celui de la consommation.
Elle
(avec un léger sourire, puis un silence réfléchi) :
Oui, c’est vrai que nous avons tous des gestes communs. Mais est-ce que cela
suffit à dire qui nous sommes ? Confucius disait : « L’homme de bien cherche
en lui-même ce qui ne va pas ; l’homme vulgaire cherche cela chez les autres. »
Alors moi, je me demande : qu’est-ce que je suis, derrière ce que je montre ?
Vous :
Et que trouves-tu, quand tu regardes en toi ?
Elle :
Je trouve une tension. Entre ce monde d’images et de désirs, qui vient souvent
d’ailleurs, et mes racines. Tu sais, depuis que je suis enfant, on m’enseigne
le respect. Pas seulement des règles, mais des relations : entre l’enfant et le
parent, entre le jeune et le vieux, entre l’individu et le collectif.
Confucius
insistait sur le li, les rites, pas au sens religieux, mais comme un
ordre du monde qui donne sa place à chacun. Ici, on ne vit pas uniquement pour
soi. On vit dans une trame, tissée par des générations.
Vous :
Et tu ne te sens pas enfermée dans cette trame ?
Elle
(calmement) :
Parfois, oui. Mais Confucius disait aussi : « À quinze ans, je me suis
appliqué à l’étude. À trente ans, je me suis affirmé. À quarante ans, je
n’avais plus de doutes. » Moi, je n’ai que vingt ans. Je suis encore dans
le tumulte. Mais je crois que cette sagesse lente, enracinée, peut cohabiter
avec mes rêves modernes.
Vous :
C’est beau ce que tu dis. Et très différent de ce que j’imaginais. Je pensais
que le monde avait effacé les différences.
Elle :
Non. Il les a parfois recouvertes, comme un voile fin. Mais dessous, les
héritages restent vivants. Tu vois une jeune fille chinoise avec des écouteurs…
moi, je porte aussi les mots de mes ancêtres dans le cœur. Et ça, ni les
marques ni les écrans ne peuvent l’effacer.
nota bene: les conversations se sont faites en anglais.


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